Sylvie est venue me rencontrer à l’atelier avec l’envie d’ouvrir un nouveau chapitre dans sa pratique artistique. Après plusieurs années de peinture au sein d’une association locale animée par Bruno Logan, Maître du trompe‑l’œil, elle souhaitait cette fois explorer la sculpture sur bois. Passer de la 2D à la 3D représente souvent un défi ambitieux, mais elle l’a relevé avec une remarquable détermination lors d’un stage de cinq jours en avril, prolongé en mai pour les finitions.
Son buste, L’Indienne, a été façonné dans un tronc de cyprès resté quatre ans à l’extérieur en attendant de trouver sa destinée. La majeure partie du travail a été réalisée à la main, à l’aide de gouges et de rifloirs. Seuls le dégrossissage (tronçonneuse et meuleuse) et quelques étapes d’approche — notamment la chevelure au mini‑disk Arbortech et les détails du visage à la lime électrique — ont bénéficié d’un outillage mécanique.
Le résultat parle de lui‑même : un personnage amérindien expressif, puissant et délicat à la fois, révélé avec sensibilité par les mains de Sylvie. Une véritable renaissance pour ce morceau de cyprès devenu sculpture.
Je vous propose ci‑dessous un aperçu en images des différentes étapes de création. Le dessin surimposé sur la pièce en cours lui a permis d’avancer chaque jour avec précision vers cette œuvre aboutie.
Longue vie à L’Indienne, et bravo à Sylvie pour cette première sculpture plus que prometteuse.

